mercredi 29 août 2007

Christine Lagarde et impôt plancher


Aujourd'hui, notre ministre de l'économie (qui je le rappelle a une formation d'avocate, et donc peu économique) a annoncé l'éventualité d'instaurer un impot plancher. Un peu comme le bouclier fiscal, mais dans l'autre sens, le bouclier empêche qu'on puisse payer trop d'impôts, le plancher empêche qu'on en paye pas assez. Invoquée pour des raisons de financement du système sociofiscal (redistribution des richesses), il va surtout permettre de financer le "paquet fiscal" promi (malheureusement) par notre président et critiqué par la quasi totalité des économistes en France.
Même si il va toucher les ménages aisés qui se terrent dans des niches fiscales, cet impôt plancher risque surtout de toucher les ménages moyens et défavorisés. Quand on sait que le "paquet fiscal" concerne surtout les ménages aisés, ça voudrait dire que le gouvernement compte prélever aux modestes, pour payer aux riches !?

Insensé !

Je crois plutôt que au vu du coût du paquet fiscal, pour une efficacité économique loin d'être assurée, le gouvernement part dans toutes les directions, TVA sociale, impôt plancher... sans savoir réellement comment faire pour se dépatouiller de cette promesse chère et inefficace promise par le candidat Sarkozy. Une promesse démagogue pour se faire élire, plus qu'une promesse efficace pour refaire marcher le Pays !

La seule chose qu'on peut déplorer, c'est qu'une majorité a élu un homme qui tient ses promesses alors même qu'ils savent qu'elles sont mauvaises.
Et c'est à cause de ça qu'aujourd'hui, on a un gouvernement qui à quelques jours de la rentrée, n'a aucune idée du programme économique et social qu'il va appliquer.

Si on ajoute ceci aux croyances de Fillon, mes prognostics pour l'année qui vient sont, un agrandissement du déficit des comptes publics (ce qui ne va pas arranger la dette), et une augmentation du déficit commercial (ce qui ne va pas arranger les comptes publics).

Cependant, attardons-nous un peu plus sur cet mesure : elle permettrai en effet aux ménages aisés d'échapper aux niches fiscales, donc ils payeront plus d'impôts. Mais deux choses, premièrement : les rabbatements d'impôts qui façonnent ces niches fiscales ne sortent pas de rien, ils sont une contrepartie financière que l'état donne aux personnes qui investissent dans les DOM-TOM, dans la restauration de patrimoine historique etc etc ...
La suppression des niches fiscales risquent de faire chuter ce type d'investissement.
Second point : les ménages aisés qui profitent des rabattements payeront plus d'impôts, mais en payeront moins d'un autre côté grâce au "paquet fiscal" et au final, je m'interroge sur la pertinence de cette double mesure (Impôt minimum + paquet fiscal) puisqu'elle n'aura au final pas un si grand impâct sur les ménages aisés qui profitent des niches fiscales, risque de faire chuter les investissements éligibles aux rabattements d'impôts, et risque de toucher certains ménages modestes.


Ah ! j'allais oublier, vous savez qui est à l'origine de l'idée de l'impôt minimum ?
C'est un député nommé François Sauvadet qui n'est autre que..... le président du groupe Nouveau Centre à l'assemblée nationale !

dimanche 26 août 2007

Fillon et Croyance

Notre Premier Ministre François Fillon vient d'annoncer qu'il "ne croyait pas du tout" à une hausse prochaine de l'inflation.

Premier point : avec le prix du lait qui s'envole, celui des céréales qui flambe et la hausse du SMIC, une hausse des prix est très prévisible.

Deuxième point : s'il fonde sa politique sur ses croyances, croyez-moi on est mal barrés !

Le Mouvement Démocrate


C'est la deuxième association à laquelle j'ai adhéré.
La création du parti a été annoncé par François Bayrou dans l'entre-deux tours de la présidentielle de 2007, puis concretisé à la mutualité ou la création du parti a été adoptée par l'unanimité moins 4 voix et 4 abstentions des conseillers nationaux UDF présents. L'UDF est donc devenu "membre fondateur" du Mouvement Démocrate. D'autres tendances politiques ont rejoint ou rallié le MoDem comme Cap21, le parti de Corinne Lepage, qui lui aussi est membre fondateur, ou le Mouvement écologiste indépendant qui (comme son nom l'indique) est indépendant, mais soutient le MoDem. Des personnalités de bords différents ont indépendamment de leur parti rejoint le mouvement comme Jean Luc Benhamias, ancien secrétaire général des verts, ou encore Azouz Begag, ancien ministre UMP.

En attendant un congrès constitutis du Parti, les 535 candidats investis pour les législatives (plus que le PS) ont été présentés sous l'étiquette UDF-Mouvement Démocrate.

L'annonce de création du parti ne s'est pas fait sans douleur comme chacun le sait, 23 des 29 députés UDF sont entrés dans la dissidence et se revendiquent aujourd'hui comme étant les réels héritiers de l'UDF (voir article "le Nouveau Centre"). Leur nouveau parti tente de faire de l'ombre aux démocrates.

Et ainsi, la représentation du MoDem à l'assemblée nationale est faible. Sans alliances ou accords, il est très difficile pour un parti indépendant de s'imposer aux legislatives.

Cependant, à l'annonce de sa création, le parti a enregistré un nombre de demande d'adhésions record. De plus, comme le faisait remarquer M Bayrou, les législatives ont montré que le MoDem est capable de gagner aux élections de la 5ème république. En effet, sur 6 candidats présents au second tour, 5 ont été élus assez largement. La difficulté électorale du MoDem serait donc du à une difficulté à s'imposer au premier tour, du fait de la bipolarisation extrême que traverse notre politique. Bayrou avait eu le même problème aux présidentielle.
Le pari que se donne le MoDem semble donc risqué, mais réalisable, en effet, les français se rendent de plus en plus compte que la bipolarisation est contreproductive, et le MoDem est la seule formation politique à ne pas rentrer dans ce jeu.

Parce que l'alternance de pensée unique n'est pas un modèle fiable, parce que le système des parlementaires bénis oui-oui ou bénis non-non est absurde, parce qu'il n'existe pas de réponse simple à des réalités complexes. C'est pour toutes ces raisons que le MoDem a un avenir.

Le Nouveau Centre


Vaste programme !
Le cas du nouveau centre est intéressant, car ils oscillent dans mon esprit entre "ennemis à abattre", et "frères d'idéologie".
Tout d'abord, qu'est-ce que "le Nouveau Centre" ?
Juste après les présidentielles de 2007, 23 députés UDF sur 29 ont annoncé qu'ils rentraient dans la dissidence, et qu'ils appelaient à la constitution d'un nouveau parti du centre, rallié à la majorité présidentielle. En effet, François Bayrou avait poussé au maximum sa stratégie de distanciation de l'UMP, en annonçant la création d'un nouveau parti centriste libre et indépendant. Cette attitude n'a pas plu aux députés qui craignaient pour leur siège. Menés par Hervé Morin (président du groupe UDF à l'assemblée), ils formèrent un parti "centriste" rallié à l'UMP. De son côté, François Bayrou a réuni tous les conseillers UDF à la mutualité à Paris, ou ils ont voté à l'unanimité moins 4 voix et 4 abstentions la constitution d'un parti libre et indépendant. Ceux qui s'y opposent reproche à Bayrou et aux conseillers d'entrer dans une stratégie suicidaire, en effet, au vu de la bipolarisation extrême de la politique française, quelle place peut espérer se tailler une troisième voie indépendante et vierge d'alliances électorales ?
Ainsi, en raison du mode de scrutin (je rappelle : 577 circonscriptions, chaque circonscription élit un représentant) Ainsi, il est très difficile pour un parti occupant la troisième place un peu partout d'avoir des représentants. Ce hypertrophie la place des grands partis, nous y reviendront dans un autre article.
Toujours est-il que les candidats du Nouveau Centre, avec leur étiquette "majorité présidentielle" et sans candidats UMP ni MoDem face à eux ont été élus pour 21 d'entre-eux. Alors que les candidats MoDem indépendants, malgré des scores de 3ème formation politique française n'ont aligné que 6 candidats au second tour, donc 5 ont été élus. Pas assez pour former un groupe parlementaire dont la limite est placée à 20 députés. C'est pour ça que Jean-Christophe Lagarde et Abdoulatifou Aly, députés de Seine-Saint-Denis et de Mayotte, bien que plus proches du MoDem sont entrés dans le groupe Nouveau Centre afin de bénéficier des avantages liés au groupe parlementaires.
Le Nouveau Centre, a également un ministre : Hervé Morin ministre de la défense, et un secrétaire d'état : André Santini secrétaire d'état chargé de la fonction publique.

Seulement, cette victoire institutionnelle représente-t-elle une réelle reconnaissance du peuple ? ou bien c'est de la politique politicienne, qui par le jeu des alliances et des trahisons a permi à un petit groupe de se hisser en haut ?
Je penche pour la seconde solution, en effet, le nombre d'adhérents, le Nouveau Centre revendique 4000 adhérents ou pré-adhésion. Le MoDem lui comptait les 35000 adhérents de l'UDF auxquels se sont ajoutés 80000 pré-adhésions dont à ce jour plus de la moitié ont été concrétisées par une adhésion. Le peuple se reconnait donc infiniment plus dans le MoDem que dans le Nouveau Centre.
Ensuite, les sièges obtenus, les députés nouveaux centres étaient des UDF sortants, pour la plupart maires et impliqués dans leur circonscription. De plus, avec leur étiquette "majorité présidentielle" et sans candidat UMP ou MoDem face à eux, ils ont facilement attiré l'électorat centriste et de droite, en plus du vote de sympathie qu'ils avaient en raison de leur statut de sortant.

Pour moi, le Nouveau Centre et le MoDem sont des frères ennemis, le programme du Nouveau Centre est sensiblement le même que celui du MoDem, seulement ces gens la ont choisi la facilité de l'alliance avec le pouvoir en place, plutot que le courage politique d'assumer ses idées et de les défendre.

Je laisse la première conclusion à M. bayrou
"Il y a dans cette appellation deux abus de langage. Ce n'est pas nouveau parce que se rallier au pouvoir alors qu'il vient d'être élu, alors qu'on le critiquait la veille en des termes extrêmement virulents, c'est très ancien, hélas même un peu archaïque", a lancé M. Bayrou. "Ce n'est pas le centre, parce que la définition du centre c'est qu'il est indépendant et capable de travailler avec d'autres grands courants démocratiques du pays. Donc, un centre qui n'est que d'un seul côté, ce n'est pas un centre"

Et la seconde à Yoda
"Plus facile, plus rapide, plus séduisant est le côté obscur, mais pas plus puissant"

samedi 25 août 2007

Raymond Barre



Aujourd'hui, Raymond Barre est mort à l'hopital du Val-de-Grâce suite à ses problèmes de santé.
Il me semble donc approprié d'écrire un article sur cet évènement dans ce blog. En effet, Raymond Barre était un grand homme d'état et une grande figure de l'UDF. Il a été premier ministre durant le mandat de Valery Giscard d'Estaing, et a été reconnu par les élites et par le peuple comme un très grand économiste et un homme de rigueur politique. C'est durant cette période que beaucoup d'avancées ont été réalisées comme la légalisation de l'IVG, ainsi que la rigueur budgétaire qui a permi d'alléger les finances (efforts détruits par Mitterrand). Je salue donc ce grand monsieur de la politique française qui par ses qualités a contribué à la prospérité de la France.

Cependant, il faut tout de même rappeller les ombres qui ternissent ce tableau. En effet, cet homme m'a souvent été antipathique du fait de ses quelques propos antisémites, lors de l'attentat de la synagogue de Copernic par exemple. Petit Rappel : il y a une trentaine d'années, un attentat a eu lieu, rue Copernic dans le 16 ème arrondissement, cet attentat visait la synagogue qui y est implantée, heureusement, l'attentat a échoué et la bombe a explosé trop tôt, cependant, 4 passants ont péri dans l'explosion. C'est un accident regrettable en effet, Raymond Barre a alors déclaré "c'est un attentat qui visait la communauté juive, et qui a touché des français innocents".
Plus récemment, il a dénoncé un certain "lobby juif" en France, en se faisant le défenseur de Maurice Papon.

Ces propos antisémites ne peuvent laisser indifférents, et je trouve dommage que les qualités de ce grand homme soient ternies par ce trop grand défaut.

mercredi 22 août 2007

Générations Citoyennes


C'est une des deux associations à laquelle je suis adhérant.
Générations Citoyennes est un club de relexion, dont le but est la reflexion (on s'en serait pas douté :-p) sur les problèmes économiques et sociaux. Association fondée par un économiste que j'affectionne particulièrement qui se nomme Christian Saint-Etienne. L'association est encore fraîche mais compte déjà un bon nombre d'adhérents motivés, dont un illustre : Jean Marie Cavada. L'association est organisée en commissions de reflexions, qui chacune s'occupent de sujets précis. Le but à terme peut être par exemple la publication d'articles ou de rapports. Tout comme les autres associations proches de la politique, elle contient une section Jeune (moins de 35 ans). Bien que proche idéologiquement du Mouvement Démocrate, GéCy (Générations Citoyennes) comme elle est parfois nommée par ses sympathisants est entièrement autonome.
Vous pouvez avoir plus d'information sur le club et suivre la vie de l'association sur son site : generationscitoyennes.eu

Les raisons de mon engagement

Alors certains se posent sûrement la question, pourquoi dans le Mouvement Démocrate et pas un autre ?
C'est simple, le Mouvement Démocrate est la seule formation centriste indépendante du paysage politique français, et le centrisme est à mon avis la meilleure place à avoir sur l'échiquier. En effet, rien ne sert de faire des mesures sociales, si celles-ci s'accompagnent de dépenses aberrantes, ou de rigidité excessives. Cependant, il faut reconnaître que la "main invisible" de Smith n'est pas non plus suffisante pour venir à bout de la misère et maintenir les inégalités à un niveau tolérable. C'est pour ces raisons que la meilleure attitude à avoir est celle du compromis, un compromis entre le libéralisme et la protection, entre la flexibilité et la sécurité, étant donné qu'il faut reconnaître (ça aurait été pratique remarquez) que tout l'un ou tout l'autre est contre-productif.
De plus, je pense qu'il faut en finir avec la bipolarisation haineuse dans laquelle est plongée la politique française.
Enfin, après lecture des programmes présidentiels, celui de François Bayrou m'a paru le plus cohérent aux vues des problèmes de notre Pays, avec ses mesures sociales sur un fond de politique de relance de l'Offre le tout avec un budget équilibré afin d'en finir avec l'augmentation de la dette. C'est le programme qui m'a paru le plus honnête et le moins démagogue.

Petite histoire de ma pensée politique

Étant petit, comme tous les enfants, je n'avais pour seules opinions, que celles de mes parents, plus précisément celles de ma mère, en effet, mon père n'étant pas français, il ne peut voter, et donc s'amuse à spéculer sur les sujets politiques sans réel engagement de sa voix derrière. L'opinion de ma mère donc à cette époque était située plutôt à gauche, donc la mienne aussi, même si je ne comprenais pas réellement ce que ça signifiait, ni ne comprenais réellement les différences qu'il pouvait y avoir entre PS et RPR, ou entre Lionel Jospin et Jacques Chirac.
Je pense avoir commencé ma prise de conscience des enjeux politiques pendant la campagne présidentielle de 2002, je n'avais alors que 12 ans. Le côté "pensée unique" des deux candidats principaux me semblait inaproprié pour diriger un pays, et la volonté de détruire l'autre partie dangereuse. C'est à ce moment que j'ai commencé à diriger mes regards vers le candidat de l'UDF, François Bayrou. Son discours m'a plutôt plu, sa volonté de se placer au centre de l'échiquier politique afin de trouver les bons compromis entre justice sociale et efficacité économique, ainsi que sa volonté pour réconcilier la moitié RPR de la France avec sa moitié PS.
Malheureusement, j'ai eu une petite réserve quand à sa candidature, c'est qu'il se rangeait bien plus du côté RPR, que du côté PS, et d'ailleurs, le groupe parlementaire UDF était le second pôle de la majorité parlementaire.
Cependant, pendant toute la législature, envers beaucoup de ses militants comme Douste-Blazy et De Robien, il a combattu afin d'éloigner l'UDF de l'UMP.
Et lors de son annonce dans l'entre deux tours de la présidentielle de 2007 de création d'un nouveau parti centriste, je n'ai pas hésité à m'engager.

Présentation de l'auteur du Blog

Il me semble essentiel pour un blog de ce type d'en présenter l'auteur !
Donc, je me présente, je m'appelle Benjamin Haymann, je suis né le 15 septembre 1989, je vis à Paris dans le 5ème arrondissement. Je suis étudiant en classe préparatoire pour l'École Normale Supérieure de Cachan section Économie-Gestion, la particularité de cette formation est d'allier suivi d'une classe préparatoire et enseignement universitaire.
J'ai suivi la majeure partie de ma scolarité dans le collège-lycée Lavoisier, dans lequel j'ai eu mon baccalauréat Économique et Social en juin 2007.
L'actualité économique et politique me passionne, c'est pourquoi j'ai pris ce chemin pour mes études supérieures.