samedi 31 mai 2008

Ségolène !!!


Il est vrai que la politique américaine est passionnante, mais effectuons un retour un France, non pas que je sois particulièrement ethno-centré, mais avouez que c'est un sujet qui nous touche de manière bien plus directe.
Je suis avec attention les pré-pré-pré débats du congrès qui servira de pré-primaires pour 2012 au parti socialiste. Et comme toujours, les médias font tout pour nous enfermer dans un duel qui n'a pas lieu d'être. Le retour en force de Martine Aubry ces derniers jours le prouve, et je suis content de voir que le parti fondé par Mitterrand pour servir de fer de lance du bipartisme s'ouvre au pluralisme en son sein, même si je crois peu en un changement radical de leur pensée sur ce terrain la.
Ce qui a particulièrement attiré mon attention, c'est la remarque de Bertrand Delanoë qui a osé (si si je vous l'assure) prononcer le mot "libéralisme" toujours avec des pincettes stérilisée cependant mais c'est tout de même assez rare qu'un responsable socialiste bien-pensant prenne autant de liberté et aille jusqu'à s'avancer sur le terrain maléfique du libéralisme et du capitalisme, source de tous les problèmes de notre société.
Et la, comme un cheval sur la soupe (oui, un cheval, des cheveux), Ségolène débarque, et toujours dans un souci de se situer diamétralement à l'opposé du Maire de Paris, annonce qu'on ne peut PAS ne serait-ce que PARLER de libéralisme, même avec des pincettes stérilisées, et ce pour toutes les raisons que j'ai évoqué ci dessus.
Cela me pose deux problèmes majeurs, sur la forme et sur le fond.
Sur le fond, tout le monde en conviendra : oui, on peut parler de libéralisme, ce système a prouvé son efficacité, même si il a également montré ses limites ; on peut alors considérer qu'il est du devoir de l'État de l'encadrer de plus ou moins prêt selon la conjoncture, toujours est-il qu'aucun gouvernement ne nie son efficacité et sa pertinence...
Mais il y a pire : la forme. Si on ne peut pas PARLER de libéralisme, alors pourquoi a-t-elle voulu François Bayrou, candidat de l'UDF (parti qui reconnaît le capitalisme depuis bien longtemps) pour premier minstre ? pour être élue ? elle aurait donc nié ses convictions pour une manne électorale ? remarquez, elle a fait le coup pendant toutes la campagne, vu qu'elle a défendu des idées qu'elle jugeait mauvaise pour être soutenue par son parti (elle l'a dit elle même). Ce ne serait pas étonnant, mais fortement déplorable et condamnable.
Encore mieux : le soir du premier tour des municipales, qui appelle à une alliance globale avec le MoDem ? Ségolène Royal !!
comme quoi, elle lâche vraiment pas le morceau...

Donc si je résume...
Elle a défendu des idées très loin du libéralisme durant la campagne, mais elle n'y croyait pas, c'était juste pour être élue.
Puis, encore pour être élue, elle tend la main à François Bayrou, alors même qu'elle défendait des idées très très loin de l'idéal démocrate.
Ensuite, elle admet qu'elle ne croyait pas à son programme, donc on se dit qu'il était alors normal qu'elle tende la main vers François Bayrou, mais on trouve anormal qu'elle ai défendu en son nom des idées qu'elle jugeait mauvaise pour son pays.
Au soir des élections municipales, appel à une alliance globale avec le MoDem, elle continue dans la tendance.
Et la crack, elle annonce qu'il est impossible de prononcer le mot libéralisme au sein du PS, même avec toutes les précautions que son camarade a prises....

Et dire qu'elle a failli être présidente....



pardonnez-lui père, elle ne sait pas ce qu'elle fait.... du moins j'ose encore l'espérer.





EDIT (au 8 juin) : une petite vidéo malheureusement rigolote, sur laquelle on ne peut tout de même pas tirer de conclusions hâtives quant aux capacités de Mme Royal, mais bon, ça reste intéressant à savoir : http://www.kamazutra.be/Bonne-nouvelle

mardi 13 mai 2008

Hillary ou Obama ? ... McCain !


D'après la presse américaine, c'est désormais "quasi"-officiel, Brack Obama le "sénateur noir" de l'Illinois devrait devenir le candidat officiel du parti démocrate pour les prochaines présidentielles. Voila qui clôt de manière "quasi"-définitive donc des mois et des mois de primaires démocrates qui n'en finissent plus. Après les coups bas, les rebondissements, l'affrontement violent, le duel entre la dame mure ex-locataire de la maison blanche et le jeune sénateur prend fin. D'ailleurs, en France, on n'a entendu parler que de ces deux-la. À en oublier presque qu'il existe d'autres candidats d'autres partis. À croire qu'en France, il se doit de soutenir les démocrates, véritables agents du Bien, dans un pays dirigé par L'agent du Mal depuis déjà 8 ans. Impossible, impensable même, sacrilège, blasphème à la Démocratie et à la République, de soutenir, de parler même de John McCain, candidat officiel du parti Républicain (autant dire l'Empire Maléfique). En effet, il a des positions tout à fait insoutenables, telles le libéralisme économique, un extrêmement relatif conservatisme social, et surtout, une fermeté sans faille en politique internationale. Mais le plus grand problème de John McCain, c'est qu'il soutient l'idée de guerre en Irak (même s'il lui arrive de condamner les abus et les fiascos). Pourtant, en France, tout le monde sait que la guerre c'est Mal, et que s'il y a une guerre dans le Monde qui est réellement affreuse dans l'idée, c'est la guerre en Irak, au delà du Darfour, au delà des Farcs, au delà des exciseurs, des lapideurs, des talibans et autres al-qaïda, au delà des dictatures communistes... La Guerre en Irak est sans conteste ce qui se fait de plus mauvais dans le Monde, voire dans l'Univers. En effet, elle a permis de mettre fin à une dictature de décennies, de désorganiser le terrorisme international et d'asseoir les positions géo-stratégiques occidentales au Moyen-orient, véritable gisement d'instabilité mondiale.

Donc vous comprenez, impossible de soutenir quelqu'un qui souhaite voir tous ces objectifs se réaliser.

À l'inverse, Barack Obama, véritable coqueluche des français est bien plus modéré : il souhaite un dialogue avec nos ennemis. Je vous laisse imaginer la scène : "vous tuez vos opposants ? mais parlons-en !" "parti unique ? idée à creuser, je vous propose d'en parler" "la lapidation des femmes adultères, qui ont passé leur vie dans une cage en tissus ? pourquoi s'affronter, il faut en parler !" "vous voulez tuer tous les judéo-chrétiens ? ça aussi je pense que ça mérite un dialogue !!"

Ce n'est pas un hasard si John McCain a qualifié Obama de "candidat du Hamas".


Donc quand on me demande "Hillary ou Obama ?" vous savez désormais ce que je réponds.